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Les
Sartois surnommés par l'histoire "Les tiesses
di fier " de leur ardeur au travail, aiment
aussi s'amuser. Le retour du printemps est prétexte aux festivités du
Carnaval- qui chez nous débute le dimanche précédant le mardi gras par
la récolte du bois qui sert à la préparation du "Grand
Feu " du Mardi Gras. Depuis 1660, les Sartois
et leurs rivaux pour l'occasion, les Tiègeois ,fêtent le Carnaval,
guidés par le Courrier, le Tambourin et l'accordéoniste. De nombreux
Dominos Blancs (Sart) et Noirs (Tiège), sautillent dans les rues des
deux villages et visitent les maisons pour faire sortir les filles, et
les emmener dans les salles et cafés pour y danser et
"boire un henna".Cette journée se
termine par le Grand feu et une soirée endiablée. Actuellement, ce sont
les jeunes enfants qui récoltent farine, sucre, oeufs, lait, de maison
en maison et d'autres friandises. Ils conduisent le tout à la salle ou
des mains expertes cuisinent de délicieuses crêpes gratuites pour les
enfants lors d'une après-midi inoubliable pour tous. La soirée se
termine aussi par le Grand Feu, allumé par les derniers mariés des deux
villages, poursuivie par des danses frénétiques de tous les travestis et
carnavals présents. Le vendredi avant le Laetaré local, venez tous
assister à la soirée des " Rôles
".! Chaque personne visée est invitée à payer
sa bouteille de " pêket".
C'est en somme le " Bêtisier
" des gens du village. Antérieurement, chaque
char réservait un chant ou une scènette à présenter au public lors de
l'arrêt sur la Place du Marché et rôles étaient alors chantés sur le
dernier char du cortège. Pourquoi a t on abandonné cette charmante
coutume ? Les temps changent !...

Des milliers
de fleurs...
L' Apothéose du
Carnaval, c'est à dire, ici à Sart, le 3 ème dimanche après le Mardi
Gras. Le prestigieux Courrier accompagné actuellement d'une Bergère,
guide le cortège. NB : Courrier & Bergère figurent au musée du Carnaval
à Binche -> dire leur rôle de premier ordre ! Ils sont vêtus en << rose
et blanc >> à Tiège et << bleu et blanc >> à Sart. Des attelages de
chevaux de trait sont la véritable fierté des Sartois. Couverts de <<
rudjons >>(clochettes)et de fleurs en papier (boule de neige) ces
animaux aussi massifs que majestueux marient force et élégance. A
l'origine, les charrettes tractées par les chevaux étaient composées
simplement de quelques roses ( en papier crêpon) tournées au fer à
tricoter et de branches de sapin. Les sujets représentés étaient
simples, seul importait de participer à la fête. Une saine rivalité
entre les deux villages de Sart et de Tiège a fortement fait progresser
la qualité du cortège. Les sujets comportent actuellement des dizaines
de milliers de fleurs en papier de soie. Chacun prépare son sujet dans
le plus grand secret. Jeunes et moins jeunes... de 7 à 77 ans et au-delà
confectionnent les oeillets en papier ( franger-enfiler sur un fil de
fer invisible et composer cette fleur ) lors de longues soirées d'
hiver. Aujourd'hui, pas moins de 900 participants accompagnent les
chars. Nos cortèges sont devenus de véritables << Corso-fleuris >>
animés par des fanfares chatoyantes et endiablées. NB : 250.000 fleurs
-Papier soie coupé en ronds de 8 cm, crantés aux ciseaux ou à la
machine(actuellement) et enfilés sur un fil à raison de 8 rondelles et
façonnés à la main. Les fleurs sont fixées sur un treillis ou collées
sur des cartons pour recouvrir les sujets élaborés par des mains
expertes.

Les Sartois
ont-ils toujours aimé s'amuser ? Depuis plus de trois siècles en tout
cas, le retour du printemps est, dans le village, prétexte aux
manifestations carnavalesques. Ces festivités autour du Mardi-gras
persistèrent jusqu'en 1938. Bien des années auparavant déjà, des jeunes
gens avaient décidé de fêter la mi-carême. Pendant les trois semaines la
précédant, ils mettaient leurs économies en commun pour s'acheter un
tonnelet de " pèket " . Le grand jour venu, ils le promenaient
triomphalement dans le village, tiré par deux boeufs enrubannés pour
l'occasion.
Une rivalité
ancestrale . . .
Aujourd'hui encore,
c'est dans le plus secret que les habitants des villages voisins, autant
rivaux, de Sart et de Tiège préparent" leur " cortège du quatrième
dimanche de Carême. Une joute amicale, mais néanmoins tenace, piment du
succès de cette journée, fera se mesurer les participants des deux
cortèges, rivalisant d'humour, de drôlerie, d'originalité et même très
souvent de bon goût, dans la conception des chars qui évoquent le plus
souvent l'actualité. Qui de Sart ou de Tiège aura les plus beaux chars,
cette fois ? La bonne foi n'est souvent guère de mise ... A l'origine,
les chars étaient essentiellement tractés par de puissant chevaux
ardennais, couverts de grelots. L'un ou l'autre char sartois bénéficie
encore de ce superbe attelage de nos jours. Ils étaient garnis de
branchages, d'épicéa surtout, piquetés de quelques fleurs. Les sujets
étaient simples, l'essentiel étant de participer ! Les acteurs étaient
pour la plupart costumés en soldats de l'Empire. Seuls les hommes
avaient le droit de se déguiser (ce n'est qu'après la 2° guerre mondiale
surtout que les jeunes filles commencèrent à porter masques et
travestis...).Peu à peu, le cortège prit forme. Il fut précédé de
cavaliers. Il y eut le char de la jeunesse, puis des aînés, puis...
beaucoup d'autres ! |